Est-ce que l’électrique sera obligatoire sur nos voitures?

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BMW i8

Pour cadrer aux exigences écologiques européennes, les groupes automobiles se doivent d’orienter leurs productions automobiles vers l’électrique et des technologies hybrides à court terme. Dans le cas contraire, les pénalités infligées, pouvant atteindre plusieurs milliards d’euros, et la flambée du prix de leurs voitures pour le consommateur, sous l’effet des taxes multiples et dissuasives, leur seront dommageables.

La mort programmée du moteur 100% thermique

Mettre fin à la commercialisation de voitures essence et diesel ou n’autoriser sur le marché que les véhicules ne produisant pas de gaz à effet de serre (GES) : plusieurs pays européens l’envisagent pour bientôt. Un délai de 5 ans est visé par la Norvège pour concrétiser ce projet, quand l’Allemagne et les Pays-Bas ciblent plutôt 10 ans. La date de 2040 a été avancée concernant la France et le Royaume-Uni s’octroie un délai similaire. Le secteur du transport routier est responsable aujourd’hui d’environ un quart des émissions de GES en Europe.

En France, plus de la moitié des émissions GES du secteur des transports sont directement à imputer à la circulation routière des véhicules particuliers. Le secteur du transport représentait, en 2017, 30 % des émissions totales de carbone dans le pays. La stratégie nationale bas-carbone (SNBC), feuille de route des actions gouvernementales, planifie de recourir, d’une part, aux carburants alternatifs, dont le cycle de vie est faiblement producteur de carbone. À savoir le bioGNV, un biogaz, propice au ravitaillement des poids lourds et autobus. Ainsi que l’hydrogène propre. Actuellement, l’hydrogène est encore une énergie très coûteuse à produire. Ce coût impacte le prix des quelques modèles de voiture sur le marché. Celles-ci dépassent les 60 000 €. Par ailleurs, l’hydrogène peut être une énergie en partie polluante quand il est produit à partir d’hydrocarbure, et pas uniquement à partir de l’électrolyse de l’eau. Son potentiel en fait, néanmoins, un objet d’investissements conséquents dans le cadre du plan de relance en 2021 et 2022. D’autre part, la SNBC met en avant la motorisation électrique. Cela suppose, à terme, un renouvellement global du parc de véhicules et l’accroissement du nombre de bornes de recharge.

Ces dernières années, les progrès en terme de performance écologique des véhicules ont été neutralisés par l’augmentation de la circulation, le gain en puissance des véhicules ou l’accroissement de leur poids. Que cette augmentation du poids soit engendrée par des équipements de confort et de sécurité ou que cela soit dû au type de véhicules plébiscités par les consommateurs. En effet, depuis plusieurs années les ventes de SUV (sport utility vehicle) dessinent une courbe croissante de ventes. Ces véhicules à la carrosserie surélevée et plus volumineuse et lourde que les citadines ont, sur le mois de septembre 2020, selon les chiffres de chiffres de AAA Data, représenté 41 % des ventes sur le marché français.

C’est dans ce contexte de resserrement des normes environnementales et des prédilections des consommateurs qu’il faut percevoir, le positionnement rapide des marques asiatiques comme, entre autres, Toyota, Hyundai, Mitsubishi, Lexus ou encore Kia dans le genre SUV hybride. Un développement de ce type de véhicule suivi par les constructeurs allemands : Porsche, Mercedes ou encore BMW et Audi. Et les Français avec des SUV et crossover hybride comme le constructeur DS avec la DS 7 CROSSBACK, la Renault CAPTUR ou la Citroën C5 Aircross.

Malgré la crise du COVID-19, qui a entrainé une baisse des ventes dans le secteur automobile, les ventes de véhicules électriques en Europe ont eu de bons résultats. Les grands constructeurs mondiaux promettent déjà d’investir dans le développement et l’augmentation de l’offre de voitures électriques dans les années à venir.